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Ce site est destiné à un large public, particulier, bricoleur ou professionnel.

Bien que largement inspiré des normes, DTU et autres règles professionnelles, ce document n'a pas un caractère prescriptif, ni normatif.

Il constitue simplement pour ceux qui l'utiliseront, un recueil d'informations ou de conseils permettant de contribuer à la bonne réalisation des ouvrages. 

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Samedi 4 mars 2006

Le parquet  Partie I  - Présentation générale.

Remerciements à La Parqueterie Berrichonne qui m'a confié ces photos.

Un parquet est un revêtement de sol en bois ou à base de bois, dont la couche supérieure d'usure présente une épaisseur au moins égale à 2,5 millimètres pour du bois brut à poncer après pose et 2 mm pour les parquets finis, poncés vernis ou huilé en usine. (norme NF EN 13756 ? Planchers en bois ? Terminologie. Avril 2003)

 

Il peut être en bois massif ou contrecollé, dans ce cas, le parement d'essence noble est collé sur un support en bois, contreplaqué, OSB, MDF, HDF, ou panneau de particules.

1 - Les différentes présentations de parquet.
Les paquets se présentent sous diverses formes :
Les lames en bois massif ou contrecollé, bruts ou revêtus d'une finition, généralement usinées rainure et languette, existent en différents formats et épaisseurs, selon les essences, les fabricants, le type de pose et la mode.
Les lames de parquet peuvent être posées clouées sur lambourdes, selon les essences collées en plein ou sur cordon et en pose flottante avec assemblages collés ou cliqués.
 
 

 

 

 

Les dalles mosaïque sont généralement composées de petits éléments assemblés. Le plus souvent de forme carrée, elles se présentent avec des rives droites pour une pose collée ou usinées rainure et languette pour pose collée ou flottante.

 

 

 

 
 
 
 
 
2 - Résistance à l'usure des parquets.
Les résistances à l'abrasion, au poinçonnement des parquets sont, bien sur, fonction des essences utilisées et du type de finition de surface. De manière naturelle, le bois est résistant aux produits chimiques et ménagés, solvants, acides, huiles. Le revêtement de surface améliore encore cette résistance.
Le choix d'un parquet est lié aux critères d'utilisation, classés dans la norme EN 685-1995.
· Usage domestique
- Pour une utilisation Modérée (Classe 21)
- Pour une utilisation Générale (Classe 22)
- Pour une utilisation Élevée (Classe 23)
· Usage Commercial
- Pour une utilisation Modérée (Classe
- Pour une utilisation Générale (Classe 32
- Pour une utilisation Élevée (Classe 33)
- Pour une utilisation Très Élevée (Classe 34)
· Usage industriel léger
- Pour une utilisation Modérée (Classe 41)
- Pour une utilisation Générale (Classe 42)
- Pour une utilisation Élevée (Classe 43)
 
Le tableau ci-dessous exprime, pour un usage domestique, la nature du bois et l'épaisseur composant la couche d'usure ainsi que quelques exemples.
 

 

Usage

Symbole

Classe

Nature du bois de la couche d'usure et classse de dureté

Epaisseur de la couche d'usure en mm

Exemple

Modéré

 

21

Tendres classe A

Épicéa, pin sylvestre, sapin, aulne,

Mi-durs classe B

Bouleau, bossé, teck, châtaignier, mélèze, merisier, noyer, pin maritime, sipo.

> 2.5

 

≥ 3.2

 

Zones de passage faible ou intermittent.

Chambres et couloirs d'habitation sans accès sur l’extérieur,

Général

22

Tendres classe A

Épicéa, pin sylvestre, sapin, aulne,

Mi-durs classe B

Bouleau, bossé, teck, châtaignier, mélèze, merisier, noyer, pin maritime, sipo.

≥ 3.2

4,5

≥ 7

Zones de passage moyen.

Séjours sans accès sur l'extérieur et hall d'entrée d'appartement..

Elevé

23

Mi-durs classe B

Bouleau, bossé, teck, châtaignier, mélèze, merisier, noyer, pin maritime, sipo.

Durs classe C

Afromorsia, chêne, doussié, érable, eucalyptus, frêne, guatambu, hêtre, iroko, makoré, movingui moabi, orme, charme, robinier (acacia) 

≥ 2.5

≥ 4.5

Zones de passage intense.

Pièces avec accès sur l’extérieur ou avec usage professionnel

 

3 – Les qualités acoustiques du parquet.
Le parquet participe à la correction acoustique des pièces et associé à une sous-couche appropriée, il concourt à l'isolation des bruits d'impact entre étages d'un immeuble.
Les performances acoustiques requises pour un parquet, sont exprimées en valeur de DLw. Cette valeur exprime la réduction de transmission du bruit de choc, apporté par le revêtement de sol. Plus la valeur de DLw est grande, meilleure est l'isolation aux bruits d'impact.
 
4 – Parquet en bois et isolation thermique.
Le bois est un bon isolant thermique, il est de contact agréable et il participe à l'équilibre thermo-hydrique dont nous avons besoin pour notre confort quotidien.
Il convient de tenir compte de cet élément dans certains cas et en particulier en présence de sol chauffant.
 
5 – Connaissances de base.
Quel que soit le type de parquet choisi et son mode de pose, il convient de respecter certaines règles afin de réunir les meilleures conditions pour réussir sa mise en œuvre.
Le bois est un matériau naturel et vivant, ses caractéristiques se modifient sous l'action des variations de température et d'hygrométrie, selon les saisons et le milieu dans lequel il est placé.
Les conseils qui sont donnés ci-dessous pour la pose d'un parquet dans un local d'habitation, bien qu'inspirés des normes et DTU, ne sont ni prescriptifs ni normatifs. Ils sont le fruit d'une l'expérience, mise au service de ceux qui l'utiliseront afin de contribuer à la bonne réalisation de leurs projets.
Les parquets sont destinés à être utilisé en milieu sec, classe de service 1, il n'est donc pas inutile d'en rappeler ici la définition :
classe de service 1 (milieu sec) selon norme NF EN 13986: Classe de service caractérisée par une teneur en humidité dans les matériaux qui correspond à une température de 20 °C et une humidité relative de l’air ambiant ne dépassant 65 % que quelques semaines par an.
5.1 – Stockage : Les parquets doivent être placés dans des locaux propres, parfaitement secs et non sujet à des risques de condensation de vapeur d'eau. Ils doivent être stockés à plats pour éviter tout risque de déformation, isolés du sol pour éviter tout risque de remontées d'humidité.
5.2 – Les supports : Peuvent recevoir un parquet les solives ou lambourdes en bois, dérivés du bois ou métal, les planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois (mis en œuvre selon DTU 51-3) et les chapes ou dalles béton.
Les tolérances d'exécution des supports doivent être conformes aux DTU auxquels ils se rapportent.
5.3 – Conditions de mise en œuvre : La pose de parquet ne peut s'entreprendre que si les conditions suivantes sont satisfaites.
-        L'humidité des supports en maçonnerie (dalles béton) ne doit pas excéder 2,5%. (Il faut compter un minimum de deux semaines de séchage par centimètre d'épaisseur)
-        Le gros œuvre, les plâtres, raccords et enduits doivent être achevés et leur humidité ne doit pas dépasser 5%.
-        Lorsqu'ils sont en bois, l'humidité des différents éléments constitutifs du plancher ne doit pas dépasser 18%, toutefois il est recommandé que pour le support direct du parquet, l'humidité ne dépasse pas 16%.
-        Les locaux doivent être clos, couverts, vitrages posés.
-        L'étanchéité des installations de plomberie et de chauffage doit être vérifiée.
-        Il ne doit subsister aucun risque de réhumidification ultérieure des locaux.
Il existe plusieurs méthodes pour vérifier l'humidité d'un support en maçonnerie :
-        Déposer un tapis de caoutchouc sur le sol, un support trop humide occasionnera une condensation sous le tapis dans les 48 heures.
-        Déposer du sel recouvert d'une coupelle à différents endroits sur le support, si le sel se dissout, le support est trop humide.
-        Une solution plus scientifique, irréfutable et rapide, consiste à demander à votre pharmacien de vous préparer dans une petite fiole (20 à 30 ml suffisent) à compte gouttes, une solution de phénolphtaléine à 2% dans de l'alcool à 90°. (le coût est négligeable) La solution est incolore, déposer quelques gouttes à plusieurs endroits directement sur le support, si la solution se colore, le support est humide. Plus la solution vire rapidement au violet, plus le support est humide.
5.4 – Précautions à prendre avant mise en œuvre : Il est bon de rappeler ici, un certain nombre de précautions qui peuvent paraître élémentaires, mais qui, malheureusement sont souvent oubliées.

Hygrométrie de l'air ambiant en %
Humidité d'équilibre
du bois en %
50
9
55
10
60
11
65
12
70
13 – 14
75
15
 
Afin de réduire les mouvements du parquet après pose pour s'adapter à l'ambiance de la pièce, il convient préalablement d'équilibrer température et hygrométrie du local et du parquet, de telle sorte qu'elles soient le plus proche possible des conditions d'utilisation.

Le tableau ci-dessus indique l'humidité d'équilibre du bois en fonction de l'hygrométrie de l'air ambiant.
Le taux d'humidité du bois est le rapport de la masse d'eau qu'il contient, à la masse de bois totalement sec. (Anhydre)
Ainsi, une solive en pin de 4000 x 200 x 63 mm pesant 28 Kg et présentant 18% de taux d'humidité mesuré au testeur, est composée de 28 / 1.18 = 23,7 kg de bois sec et 4,3 kg d'eau.
-        Vérifier avec un testeur à pointes, le taux d'humidité du parquet. Au-dessus de 12 %, il convient mieux le laisser sécher encore quelques semaines.
-        Stocker le parquet bien à plat et sans le déballer de son emballage d'origine, dans la pièce où il doit être posé le temps nécessaire pour que son humidité d'équilibre corresponde à l'hygrométrie de la pièce.
-        Maintenir la température entre 15 et 20 degrés et l'hygrométrie entre 55 et 65 % dans un local correctement ventilé, pour amener le bois à s'équilibrer autour de 11%.
-        Ėteindre le chauffage 48 heures avant de débuter la pose.
-        Ne déballer le parquet qu'au fur et à mesure de sa mise en œuvre.
5.5 – Précautions à prendre après la pose :
Bravo, la réussite est totale, mais attention il subsiste des pièges qui peuvent encore tout gâcher.
-    Les conditions d'utilisation du milieu sec doivent être réunies.
-        Attendre au moins trois jours (sans dépasser une semaine) avant de remettre le chauffage en montant la température lentement par petits paliers de 5 degrés.
-        S'il reste quelques menus travaux à exécuter et qu'il soit nécessaire de protéger le beau parquet, étendre au sol une toile, mais surtout pas une bâche étanche en polyéthylène qui pourrait entraîner de graves désordres et en particulier le gonflement du parquet.
-        Il convient de laisser le plancher se stabiliser plusieurs semaines avant d'entreprendre les travaux de finition.
Il ne faut pas être pressé de vernir le plancher dès sa pose achevée.
Son équilibre hydrique ne pourrait se faire que par sa face inférieure, ce qui pourrait occasionner des déformations.
De plus le pouvoir "collant" des vernis et vitrificateurs peut solidariser plusieurs lames entre elles, cumuler les retraits et entraîner l'apparition de joints irréguliers et disgracieux.
 
6 – Les modes de pose.

Le mode de pose est fonction du type de parquet à mettre en œuvre et le type de parquet est souvent déterminé en fonction du type de sol sur lequel il sera posé

 

Le tableau ci-dessous présente les différentes combinaisons.

Type de parquet

Type de support

Pose clouée

Pose collée

Pose flottante

Lames en bois contrecollé

Mo

OUI ép.8 à 15 mm sur sous-couche

quette rase ou aiguilleté

 

NON

NON

OUI ép.8 à 15 mm

--

Moquette épaisse

Aucune possibilité

Aucune possibilité

Aucune possibilité

Lames en bois contrecollé

Revêtement de sol PVC ou similaire

NON

NON

OUI ép.8 à 15 mm sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé Dalles mosaïque

Carrelage, marbre, tomette, pierre etc.

NON

OUI Lames et dalles en bois massif ou contrecollé ép.8 à 15 mm après abrasion du support

OUI lames ép.8 à 15 mm en bois contrecollé sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé

Panneaux dérivés du bois classe de service 1 milieu sec

OUI Lames en bois massif ép.16 à 23mm

NON

OUI lames ép.8 à 15 mm en bois contrecollé sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé Dalles mosaïque

Panneaux dérivés du bois classe de service 2 milieu humide

OUI Lames en bois massif ép.16 à 23mm

OUI Lames et dalles en bois massif ou contrecollé ép.8 à 15 mm

OUI lames ép.8 à 15 mm en bois contrecollé sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé

Parquet

OUI Lames en bois massif ép.16 à 23mm

NON

OUI lames ép.8 à 15 mm en bois contrecollé sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé Dalles mosaïque

Chape béton

NON

OUI Lames et dalles en bois massif ou contrecollé ép.8 à 15 mm

OUI lames ép.8 à 15 mm en bois contrecollé sur sous-couche

Lames en bois massif ép.16 à 23mm

Lambourdes, Solives

OUI

NON

NON

 

Trois modes de pose, clouée, collée et flottante, comportant chacun des variantes en fonction de la qualité et du format du parquet et qu'il s'agit de travaux neufs ou de rénovation.

 

 

par Boisphile publié dans : Le Parquet
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