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Je n'ai jamais rencontré d'homme si ignorant qu'il n'eut quelque chose à m'apprendre (Galilée)

 

Ce blog, simple et sans prétention, a été créé par un ami du bois pour les amis du bois.

 

Il est destiné à un large public : particuliers, bricoleurs ou professionnels.

 

Bien que largement inspiré des normes, DTU et autres règles professionnelles, les documents présentés ici n'ont pas un caractère prescriptif, ni normatif. Ils constituent simplement, pour ceux qui l'utiliseront, un recueil d'informations et de conseils, permettant de contribuer à la bonne réalisation des ouvrages. 

 

Je vous souhaite une bonne visite et vous remercie de participer à la vie de ce blog par vos commentaires.

 

Pour toute question complémentaire, vous pouvez me contacter sur ma BAL : bois.sansmoderation@wanadoo.fr

 

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 15:00

Les planchers porteurs en bois

Partie I : Généralités

 

Un plancher bois est un platelage plan, homogène et porteur qui, dans certains cas et notamment celui la construction à ossature bois, peut également tenir le rôle de diaphragme horizontal en participant au contreventement de la construction.

 

Le calcul, la conception et la mise en œuvre d'un plancher répondent à des règles précises qu'il convient de respecter afin de garantir le bon usage et la durabilité de l'ouvrage.

- Le nouveau DTU 51-3 révisé est parût en novembre 2004 (AFNOR). Il se présente en trois parties dont le titre est commun : DTU 51.3 Travaux de bâtiment - Planchers en bois ou en panneaux à base de bois

- La NF P 63-203-1-1 Partie 1-1 Cahier des clauses techniques.

- La NF P 63-203-1-2 Partie 1-2 Critères généraux de choix des matériaux (CGM).

- La NF P 63-203-2 Partie 2 Cahier des clauses administratives spéciales.

Cette nouvelle version fait apparaître des changements importants


1. L'apparition de produits nouveaux (par rapport à l'ancien DTU) comme l'OSB, le MDF et le LVL.


2. La disparition des abaques

- La partie 1-1 « Cahier des clauses techniques » renvoie vers des documents spécifique << Annexe A 2 b – Les critères de dimensionnement des panneaux à base de bois sont définis dans les règles de calcul et dans les recommandations professionnelles en vigueur >>.

Il convient donc de consulter ces documents qui, à l'inverse des anciens abaques, préconisent une épaisseur minimum, selon le type de panneau, les valeurs caractéristiques de résistance et de flexion prescrites dans la norme NF EN 12369 et fonction de la charge uniformément répartie et entraxes des supports.

Un DTU complémentaire est actuellement à l'étude et remplacera les règles professionnelles quelque peu "discutées" par les bureaux de contrôle. En ce qui concerne la construction individuelle, dans la plus part des cas non soumise aux contrôleurs techniques, les valeurs indiquées dans les documents actuels peuvent être appliquées, sachant qu'elles sont très peu différentes de celles qui seront publiées.

- La partie 1-2 sur le critère de choix des matériaux permet l'introduction de nouveaux matériaux plus facilement, sans être obligé de réviser le DTU complètement, ce qui était le cas précédemment.

- Les panneaux utilisés doivent être conformes à la norme NF EN 13986 et en conséquence être bénéficiaires du marquage CE.


3. Concernant les panneaux utilisés en plancher et afin d'uniformiser l'offre et de permettre aux concepteurs de faciliter la préparation de leurs chantiers, trois dispositions ont été prises :

- les formats pris en compte doivent être des formats utiles, c'est-à-dire les dimensions visibles après mise en œuvre.

Il est vrai qu'il était assez difficile de prévoir les entraxes de supports qui, pourtant, devaient tenir compte de la longueur utile des dalles, sachant que d'un produit à l'autre et d'un fabricant à l'autre, les formats étaient exprimés soit hors tout, soit utiles.

Par ailleurs, la longueur des assemblages (languette) était également variable.

- Les valeurs caractéristiques utilisées pour les calculs sont normalisées.

En d'autres termes, pour un même type de panneau, quel que soit le fabricant, les valeurs prises en compte sont les mêmes, évitant ainsi des différences souvent inexplicables.

Il convient toutefois de préciser que les fabricants ont la possibilité de proposer sur le marché, des produits présentant des caractéristiques supérieures à celles de la norme. Dans ce cas, les produits concernés font l'objet d'une certification particulière de la part d'un organisme reconnu.

- La plupart des fabricants français à adopté une méthode de calcul unique, sous la forme d'un logiciel approuvé par le CTBA (Centre Technique du Bois et de l'Ameublement) Cette disposition renforce la disposition précédente dans un but de clarification.


Rappel de quelques règles fondamentales à respecter, quel que soit le type de plancher en panneaux dérivés du bois

 

1. Ne peuvent être utilisés en plancher que les panneaux conformes à la norme européenne harmonisée et donc bénéficier du marquage CE

En outre, ils doivent également présenter un marquage identifiant la norme à laquelle ils se rapportent ainsi que la dénomination éventuelle du label dont ils bénéficient.

Ces panneaux sont :

tab 1
 

Peuvent être également utilisées les lames à parquet, qui doivent être conformes aux normes NF EN 13629 et NF EN 13990.


Définition des milieux sec et humide

- Classe de service 1 milieu sec : Classe de service caractérisée par une teneur en humidité dans les matériaux qui correspond à une température de 20°C et une humidité relative de l'air ambiant ne dépassant 65% que quelques semaines par an. 
- Classe de service 2 milieu humide : Classe de service caractérisée par une teneur en humidité dans les matériaux qui correspond à une température de 20°C et une humidité relative de l'air ambiant ne dépassant 85% que quelques semaines par an.

 

 

2. Conditions requises pour l'exécution des travaux

- Les panneaux devant constituer le plancher doivent être maintenus à une humidité d'équilibre de l'ordre de 10 à 12% pour une humidité de l'air mesuré à 55-65%.

- Les divers éléments constitutifs du solivage ne doivent pas dépasser 18% d'humidité et il est conseillé 16% en classe de service 1.

- L'humidité des supports en maçonnerie ne doit pas dépasser 2,5%.

- Le bâtiment doit être clos et couvert, vitrage posé.

- Une ré-humidification importante des locaux ne doit plus être à craindre.

- Les ouvrages supports en béton ou en maçonnerie, doivent comporter une coupure de capillarité.

- Dans certains cas, et en particulier dans la construction de bâtiment à ossature bois de type plate-forme, les planchers sont mis en œuvre avec un risque d'exposition aux intempéries.

- Le temps de cette exposition, nécessaire à la mise hors d'eau, ne doit pas excéder deux semaines. Même dans ce cas, un bâchage ou toute autre protection adéquate du plancher n'est pas à exclure si les conditions climatiques l'exigent.



3. Détermination des entraxes de supports en trois temps


- Calcul théorique

Il est fait en fonction des charges uniformément réparties (permanentes et temporaires, d'exploitation et additionnelles) de la nature du plancher (bois massif ou panneaux) et de la classe de service.

Les industriels disposent de logiciels adaptés. Il ne faut donc pas hésiter à les solliciter, ils vous conseilleront utilement sur le type de panneau à utiliser et leur mise en œuvre.

Il convient d'être prudent vis à vis des abaques qui figurent dans certains ouvrages ou dans des documents commerciaux de fabricants.

Ces abaques sont communiqués à titre indicatif et le plus souvent ne tiennent compte que de la charge d'exploitation et de sa répartition forfaitaire, à l'exclusion de toutes autres charges additionnelles, elles ne donnent généralement qu'une indication.


- Choix du type de panneau et vérification de ses possibilités

Lorsque les entraxes théoriques de pose sont déterminés, il convient ensuite de vérifier les entraxes maximaux admissibles des panneaux dérivés du bois dans les règles professionnelles, pour une flèche de 1/400ème, un module d'élasticité et une contrainte admissible en flexion et cisaillement prescrits dans les normes NFEN 12369 1 et 2.


- Optimisation des entraxes de pose

Les petites rives des panneaux devant obligatoirement reposer sur un support, l'entraxe de pose des solives ou lambourdes doit être un sous-multiple de la longueur utile d'un panneau. C'est la raison pour laquelle il est important d'effectuer son choix préalablement, les formats des panneaux variant selon le fabricant.

Par exemple, si la longueur utile (longueur totale moins la languette d'assemblage) d'une dalle est 2043 mm, les entraxes possibles de supports sont : 511 mm pour une pose sur 5 supports, 409 mm pour 6 supports et 340 mm pour 7 supports.

 


Les contreplaqués


Principales caractéristiques mécaniques

Les valeurs caractéristiques des panneaux de contreplaqué sont variables, selon leur composition, nombre de plis, sens, épaisseur et essences.

A titre indicatif, les tableaux suivant donnent des fourchettes de valeurs couramment employées.

Les valeurs ont été déterminées en fonction de résultats d'essais en semi grandeur (NF EN 789) et sont à prendre en compte pour les calculs de structure.

Chaque fabricant est en mesure de communiquer les valeurs correspondant à leurs compositions.

 

Contreplaqué Pin maritime non poncé (masse volumique = 540 kg/m3)


tab 2

Contreplaqué Pin Okoumé poncé (masse volumique = 450 kg/m3)

tab 3


tab 4
 

Les valeurs des tableaux suivant sont communiquées à titre d'exemple pour les modules d'élasticité correspondant. Il convient de consulter les fiches techniques des fabricants pour connaître les valeurs optimales en fonction des caractéristiques du panneau utilisé.



tab 5 


 


 

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Published by Boisphile - dans Les planchers bois
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commentaires

Godbille 01/03/2007 18:37

Bonjour,Merci et bravo pour ce site très complet, tellement complet que je n'en ai fait qu'un tour rapide. j'ai lu aussi vos contributions sur un forum et je suis impressionné par votre engagement et votre volonté de partager...Je suis très intéressé par la construction bois  MOB et je recherche particulièrement des informations sur le plancher lamellé cloué, on pourrait l'appeler dalle en bois massif lamellé cloué. Je crois que ça existe en tout bois ou les clous sont remplacés par des gougeons mis en force. Je voudrais pouvoir définir les épaisseurs, j'en ai fait une première estimation sur un exemple avec une règle éditée par le CNDB. Je recherche des règles de définition du clouage. Combien de clous, quelle adhérence entre les planches... Je vous remercie pour ce site et par avance je vous remercie de jeter un oeil à ma question.Bien à vousBernard