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Je n'ai jamais rencontré d'homme si ignorant qu'il n'eut quelque chose à m'apprendre (Galilée)

 

Ce blog, simple et sans prétention, a été créé par un ami du bois pour les amis du bois.

 

Il est destiné à un large public : particuliers, bricoleurs ou professionnels.

 

Bien que largement inspiré des normes, DTU et autres règles professionnelles, les documents présentés ici n'ont pas un caractère prescriptif, ni normatif. Ils constituent simplement, pour ceux qui l'utiliseront, un recueil d'informations et de conseils, permettant de contribuer à la bonne réalisation des ouvrages. 

 

Je vous souhaite une bonne visite et vous remercie de participer à la vie de ce blog par vos commentaires.

 

Pour toute question complémentaire, vous pouvez me contacter sur ma BAL : bois.sansmoderation@wanadoo.fr

 

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 09:10

Le parquet 

Partie I  - Présentation générale

 

Remerciements à La Parqueterie Berrichonne qui m'a confié ces photos.

 

Un parquet est un revêtement de sol en bois ou à base de bois, dont la couche supérieure d'usure présente une épaisseur au moins égale à 2,5 mm pour du bois brut à poncer après pose et 2 mm pour les parquets finis, poncés vernis ou huilé en usine (norme NF EN 13756 - Planchers en bois - Terminologie. Avril 2003).

 

Il peut être en bois massif ou contrecollé. Dans ce cas, le parement d'essence noble est collé sur un support en bois, contreplaqué, OSB, MDF, HDF, ou panneau de particules.

 



1 - Les différentes présentations de parquet

Les paquets se présentent sous diverses formes :

grand-large-pro-clic-140-chene-structure-blanchi.jpgLes lames en bois massif ou contrecollé, bruts ou revêtus d'une finition, généralement usinées rainure et languette, existent en différents formats et épaisseurs, selon les essences, les fabricants, le type de pose et la mode.

Les lames de parquet peuvent être posées clouées sur lambourdes, selon les essences collées en plein ou sur cordon et en pose flottante avec assemblages collés ou cliqués.

mosaique.jpgLes dalles mosaïque sont généralement composées de petits éléments assemblés. Le plus souvent de forme carrée, elles se présentent avec des rives droites pour une pose collée ou usinées rainure et languette pour pose collée ou flottante.


2 - Résistance à l'usure des parquets

Les résistances à l'abrasion, au poinçonnement des parquets sont, bien sûr, fonction des essences utilisées et du type de finition de surface. De manière naturelle, le bois est résistant aux produits chimiques et ménagés : solvants, acides, huiles. Le revêtement de surface améliore encore cette résistance.

 

Le choix d'un parquet est lié aux critères d'utilisation, classés dans la norme EN 685-1995.

· Usage domestique

- Pour une utilisation Modérée (Classe 21)

- Pour une utilisation Générale (Classe 22)

- Pour une utilisation Élevée (Classe 23)

· Usage Commercial

- Pour une utilisation Modérée (Classe

- Pour une utilisation Générale (Classe 32

- Pour une utilisation Élevée (Classe 33)

- Pour une utilisation Très Élevée (Classe 34)

· Usage industriel léger

- Pour une utilisation Modérée (Classe 41)

- Pour une utilisation Générale (Classe 42)

- Pour une utilisation Élevée (Classe 43)

 

Le tableau ci-dessous exprime, pour un usage domestique, la nature du bois et l'épaisseur composant la couche d'usure ainsi que quelques exemples.

Usage

Classe

 

Nature du bois de la couche d'usure et classe de dureté

Epaisseur de la couche d'usure en mm

Exemple

Modéré

 21

 

Tendres classe A

Épicéa, pin sylvestre, sapin, aulne

Mi-durs classe B

Bouleau, bossé, teck, châtaignier, mélèze, merisier, noyer, pin maritime, sipo.

> 2.5

 

≥ 3.2

 

Zones de passage faible ou intermittent.

Chambres et couloirs d'habitation sans accès sur l’extérieur,

Général

 22

Tendres classe A

Épicéa, pin sylvestre, sapin, aulne

Mi-durs classe B

Bouleau, bossé, teck, châtaignier, mélèze, merisier, noyer, pin maritime, sipo.

≥ 3.2

≥ 4,5

≥ 7 

Zones de passage moyen.

Séjours sans accès sur l'extérieur et hall d'entrée d'appartement..

Elevé

 23

Durs classe C

Afromorsia, chêne, doussié, érable, eucalyptus, frêne, guatambu, hêtre, iroko, makoré, movingui moabi, orme, charme, robinier (acacia)

Mi-durs classe B

Bouleau, bossé, teck, châtaignier, mélèze, merisier, noyer, pin maritime, sipo.

 

≥ 2.5

≥ 4.5

Zones de passage intense.

Pièces avec accès sur l’extérieur ou avec usage professionnel



3 – Les qualités acoustiques du parquet

Le parquet participe à la correction acoustique des pièces et, associé à une sous-couche appropriée, il concourt à l'isolation des bruits d'impact entre étages d'un immeuble.

Les performances acoustiques requises pour un parquet, sont exprimées en valeur de DLw. Cette valeur exprime la réduction de transmission du bruit de choc, apporté par le revêtement de sol. Plus la valeur de DLw est grande, meilleure est l'isolation aux bruits d'impact.

 

 

4 – Parquet en bois et isolation thermique

Le bois est un bon isolant thermique, il est de contact agréable et il participe à l'équilibre thermo-hydrique dont nous avons besoin pour notre confort quotidien.

Il convient de tenir compte de cet élément dans certains cas et en particulier en présence de sol chauffant.

 

 

5 – Connaissances de base

Quel que soit le type de parquet choisi et son mode de pose, il convient de respecter certaines règles afin de réunir les meilleures conditions pour réussir sa mise en œuvre.

Le bois est un matériau naturel et vivant, ses caractéristiques se modifient sous l'action des variations de température et d'hygrométrie, selon les saisons et le milieu dans lequel il est placé.

Les conseils qui sont donnés ci-dessous pour la pose d'un parquet dans un local d'habitation, bien qu'inspirés des normes et DTU, ne sont ni prescriptifs ni normatifs. Ils sont le fruit d'une l'expérience, mise au service de ceux qui l'utiliseront afin de contribuer à la bonne réalisation de leurs projets.

Les parquets sont destinés à être utilisé en milieu sec, classe de service 1, il n'est donc pas inutile d'en rappeler ici la définition :

classe de service 1 (milieu sec) selon norme NF EN 13986: Classe de service caractérisée par une teneur en humidité dans les matériaux qui correspond à une température de 20 °C et une humidité relative de l’air ambiant ne dépassant 65 % que quelques semaines par an.

 

5.1 – Stockage

Les parquets doivent être placés dans des locaux propres, parfaitement secs et non sujet à des risques de condensation de vapeur d'eau. Ils doivent être stockés à plats pour éviter tout risque de déformation, isolés du sol pour éviter tout risque de remontées d'humidité.

 

5.2 – Les supports

Peuvent recevoir un parquet les solives ou lambourdes en bois, dérivés du bois ou métal, les planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois (mis en œuvre selon DTU 51-3) et les chapes ou dalles béton.

Les tolérances d'exécution des supports doivent être conformes aux DTU auxquels ils se

rapportent.

 

5.3 – Conditions de mise en œuvre

La pose de parquet ne peut s'entreprendre que si les conditions suivantes sont satisfaites.

- L'humidité des supports en maçonnerie (dalles béton) ne doit pas excéder 2,5% (il faut compter un minimum de deux semaines de séchage par centimètre d'épaisseur).

- Le gros œuvre, les plâtres, raccords et enduits doivent être achevés et leur humidité ne doit pas dépasser 5%.

- Lorsqu'ils sont en bois, l'humidité des différents éléments constitutifs du plancher ne doit pas dépasser 18%, toutefois il est recommandé que pour le support direct du parquet, l'humidité ne dépasse pas 16%.

- Les locaux doivent être clos, couverts, vitrages posés.

- L'étanchéité des installations de plomberie et de chauffage doit être vérifiée.

- Il ne doit subsister aucun risque de ré humidification ultérieure des locaux.

 

Il existe plusieurs méthodes pour vérifier l'humidité d'un support en maçonnerie :

- Déposer un tapis de caoutchouc sur le sol, un support trop humide occasionnera une condensation sous le tapis dans les 48 heures.

- Déposer du sel recouvert d'une coupelle à différents endroits sur le support, si le sel se dissout, le support est trop humide.

- Une solution plus scientifique, irréfutable et rapide, consiste à demander à votre pharmacien de vous préparer dans une petite fiole (20 à 30 ml suffisent) à compte-gouttes, une solution de phénolphtaléine à 2% dans de l'alcool à 90° (le coût est négligeable). La solution est incolore. Déposer quelques gouttes à plusieurs endroits directement sur le support, si la solution se colore, le support est humide. Plus la solution vire rapidement au violet, plus cela signifie que le support est humide.

 

5.4 – Précautions à prendre avant mise en œuvre

Il est bon de rappeler ici un certain nombre de précautions qui peuvent paraître élémentaires, mais qui, malheureusement sont souvent oubliées.

Hygrométrie de l'air ambiant Humidité d'équilibre du bois
50% 9%
55% 10%
60% 11%
65% 12%
70% 13/14%
75% 15%

 

Afin de réduire les mouvements du parquet après pose pour s'adapter à l'ambiance de la pièce, il convient préalablement d'équilibrer température et hygrométrie du local et du parquet, de telle sorte qu'elles soient le plus proche possible des conditions d'utilisation.

Le tableau ci-dessus indique l'humidité d'équilibre du bois en fonction de l'hygrométrie de l'air ambiant.

Le taux d'humidité du bois est le rapport de la masse d'eau qu'il contient, à la masse de bois totalement sec (Anhydre).

Ainsi, une solive en pin de 4000 x 200 x 63 mm pesant 28 Kg et présentant 18% de taux d'humidité mesuré au testeur, est composée de 28 / 1.18 = 23,7 kg de bois sec et 4,3 kg d'eau.

- Vérifier avec un testeur à pointes, le taux d'humidité du parquet. Au-dessus de 12 %, il convient mieux le laisser sécher encore quelques semaines.

- Stocker le parquet bien à plat et sans le déballer de son emballage d'origine, dans la pièce où il doit être posé le temps nécessaire pour que son humidité d'équilibre corresponde à l'hygrométrie de la pièce.

- Maintenir la température entre 15 et 20 degrés et l'hygrométrie entre 55 et 65 % dans un local correctement ventilé, pour amener le bois à s'équilibrer autour de 11%.

- Eteindre le chauffage 48 heures avant de débuter la pose.

- Ne déballer le parquet qu'au fur et à mesure de sa mise en œuvre.

 

5.5 – Précautions à prendre après la pose

Bravo, la réussite est totale, mais attention il subsiste des pièges qui peuvent encore tout gâcher.

- Les conditions d'utilisation du milieu sec doivent être réunies.

- Attendre au moins trois jours (sans dépasser une semaine) avant de remettre le chauffage en montant la température lentement par petits paliers de 5 degrés.

- S'il reste quelques menus travaux à exécuter et qu'il soit nécessaire de protéger le beau parquet, étendre au sol une toile, mais surtout pas une bâche étanche en polyéthylène qui pourrait entraîner de graves désordres et en particulier le gonflement du parquet.

- Il convient de laisser le plancher se stabiliser plusieurs semaines avant d'entreprendre les travaux de finition.

Il ne faut pas être pressé de vernir le plancher dès sa pose achevée.

Son équilibre hydrique ne pourrait se faire que par sa face inférieure, ce qui pourrait occasionner des déformations.

De plus le pouvoir "collant" des vernis et vitrificateurs peut solidariser plusieurs lames entre elles, cumuler les retraits et entraîner l'apparition de joints irréguliers et disgracieux.

 

 

6 – Les modes de pose

Le mode de pose est fonction du type de parquet à mettre en œuvre et le type de parquet est souvent déterminé en fonction du type de sol sur lequel il sera posé

 

Le tableau ci-dessous présente les différentes combinaisons.

 

Type de parquet

Type de support

Pose clouée

Pose collée

Pose flottante

Lames en bois contrecollé

Mo

OUI ép.8 à 15 mm sur sous-couche

moquette rase ou aiguilleté

 

NON

NON

OUI ép.8 à 15 mm

--

Moquette épaisse

Aucune possibilité

Aucune possibilité

Aucune possibilité

Lames en bois contrecollé

Revêtement de sol PVC ou similaire

NON

NON

OUI ép.8 à 15 mm sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé Dalles mosaïque

Carrelage, marbre, tomette, pierre etc.

NON

OUI Lames et dalles en bois massif ou contrecollé ép.8 à 15 mm après abrasion du support

OUI lames ép.8 à 15 mm en bois contrecollé sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé

Panneaux dérivés du bois classe de service 1 milieu sec

OUI Lames en bois massif ép.16 à 23mm

NON

OUI lames ép.8 à 15 mm en bois contrecollé sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé Dalles mosaïque

Panneaux dérivés du bois classe de service 2 milieu humide

OUI Lames en bois massif ép.16 à 23mm

OUI Lames et dalles en bois massif ou contrecollé ép.8 à 15 mm

OUI lames ép.8 à 15 mm en bois contrecollé sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé

Parquet

OUI Lames en bois massif ép.16 à 23mm

NON

OUI lames ép.8 à 15 mm en bois contrecollé sur sous-couche

Lames en bois massif ou contrecollé Dalles mosaïque

Chape béton

NON

OUI Lames et dalles en bois massif ou contrecollé ép.8 à 15 mm

OUI lames ép.8 à 15 mm en bois contrecollé sur sous-couche

Lames en bois massif ép.16 à 23mm

Lambourdes, Solives

OUI

NON

NON

 

Trois modes de pose : clouée, collée et flottante

Chacun de ses modes comporte des variantes en fonction de la qualité et du format du parquet et qu'il s'agit de travaux neufs ou de rénovation. 





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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 09:09

Le parquet - Parie II : Le parquet cloué.

Conseils de mise en œuvre des lames à parquets clouées et de leurs supports.

Le document de référence est le DTU 51-1 (NF P 63-201-1)
Ce type de mise en œuvre s'adresse aux lames à parquet en bois massif d'une épaisseur minimale de 16 mm.
 
La pose clouée sur lambourdes ou solives.
La pose du paquet peut débuter lorsque les conditions de mise en œuvre sont réunies et que les précautions avant pose ont été prises.
Lorsqu'on envisage la pose d'un parquet massif, il faut savoir être patient et attendre que toutes les conditions soient réunies pour garantir la réussite de l'ouvrage. Faute de quoi, la sanction sera malheureusement inévitable et souvent lourde de conséquences.
Dans la mesure du possible, il est préférable que les lames de parquet soient orientées dans le sens de la lumière dominante ou parallèlement à la longueur de la pièce. Dans le cas d'un plancher traditionnel lambourdes sur solives, il convient donc de le prévoir dès la conception du plancher, car généralement, les solives sont posées dans le sens de la largeur de la pièce, ce qui nécessite la pose d'un premier lit de lambourdes puis de contre-lambourdes ou lambourdes de second lit, de telle sorte que le parquet soit posé dans le sens long de la pièce.
Lorsque la lumière dominante provient de la façade la plus longue, les lames peuvent être posées perpendiculairement à la longueur de la pièce, donc parallèlement aux solives ce qui nécessite la pose d'un lit de lambourdes. Il convient donc de prévoir ces dispositions avant même la pose des solives afin de ménager la réservation nécessaire pour que le parquet fini soit au même niveau que les revêtements de sol des autres pièces.

Il en est de même si le parquet est fixé directement sur les solives, mais ce type de pose implique que celles-ci soient rigoureusement de niveau et alignées, puisqu'il n'y a pas de possibilité de calage. De même, l'entraxe de pose des solives, doit tenir compte de l'épaisseur du parquet choisi.
Section des lambourdes.
La largueur usuelle des lambourdes est de 80mm. Dans le cas où elles reposent sur support continu, leur largeur minimum peut être de 40mm si la pose est faite à l'anglaise, à coupe de pierre ou à coupe perdue, 50mm dans le cas où les joints sont posés sur les lambourdes et 70mm si la pose est à bâtons rompus ou à point de Hongrie.
Pour des lambourdes de largeur 80mm, l'épaisseur minimum généralement admise est de 20mm sur support continu, 25mm pour une pose des supports avec entraxe maximum de 350mm, 32mm pour un entraxe de supports compris entre 350 et 450mm et 52mm pour un entraxe de supports compris entre 450 et 600mm.
Lorsqu'elles sont nécessaires, les cales sont considérées comme étant des supports.
Les lambourdes posées sur support continu ne doivent pas présenter une longueur inférieure à 0m75 et en moyenne elle doit être supérieure à 1 mètre. Les lambourdes sur supports (au moins trois) doivent mesurer au moins 1m50 et présenter en contre-parement des traits de scie transversaux d'une profondeur correspondant à la moitié de l'épaisseur de la lambourde. Les traits de scie doivent obligatoirement correspondre et reposer sur un support. 
 
 
Ecartement des lambourdes.
Dans les pièces à usage courant, l'entraxe de pose des lambourdes doit être au maximum de :
- 450 mm pour des lames en bois massif d'épaisseur 23 mm.
- 300 mm pour des lames en bois massif d'épaisseur 16 mm.
Dans les lieux de passage important, il est conseillé de diminuer cet entraxe de 100 mm.
Pose des lambourdes.
Elles peuvent être posées flottantes ou fixées.
Pose flottante.
Elle est particulièrement bien adaptée aux surfaces planes, pour lesquelles ce type de pose qui désolidarise le parquet de son support, est conseillée.
La pose flottante est la solution optimale, lorsque le support est une dalle béton récente ou, au rez-de-chaussée d'une construction et plus généralement, lorsqu'il y a un risque de remontée d'humidité et que la pose d'un film étanche est nécessaire. De plus, cette solution permet d'améliorer le confort acoustique en interposant un isolant entre le support et les lambourdes.
Un film étanche polyéthylène est étalé au sol en recouvrant largement les lés (une trentaine de centimètres) et en effectuant des relevés en périphérie des pièces, le long des murs. Un feutre bitumé peut également être employé.
Dans ce cas, il est conseillé de choisir des lambourdes le plus large possible avec un minimum de 80 mm, qui sont posées sur une bande de matériau résiliant.
Les isolants admis sont : Les panneaux de fibres asphaltés, les bandes caoutchoutées, les thibaudes et le liège.
Tracer l'emplacement des lambourdes avec un cordeau à poudre, pour l'ensemble de la pièce.
Il peut être nécessaire de caler les lambourdes pour rattraper des inégalités du support ou permettre le nivellement. Les cales de dimensions minimales 100 x 100 mm, sont soigneusement fixées sous les lambourdes et reposent sur l'isolant. Les lambourdes doivent reposer sur trois appuis au moins.
Il convient de repérer et de démarrer au point le plus haut qui servira de repère. Caler parfaitement de niveau la première lambourde. Les lambourdes placées le long des murs, sont positionnées en laissant un jeu de 20 mm.
Lorsque toutes les lambourdes sont en place, alignées de niveau, leur position peut être provisoirement maintenue en clouant partiellement des liteaux perpendiculaires.
Il peut être nécessaire de ménager des passages de gaines ou câbles en contre-parement des lambourdes.
Avant la pose du parquet, un isolant peut être posé entre les lambourdes. Il n'est pas permis d'utiliser des isolants en granulés ou en poudre entre des lambourdes posées flottantes.
Pose fixée.
La fixation peut être clouée, scellée ou collée.
-    Pose clouée. Les lambourdes sont clouées sur les solives, à raison d'une fixation par solive. Les lambourdes doivent reposer sur trois appuis au moins. Les joints doivent obligatoirement reposer sur une solive et être décalés d'une rangée à l'autre. La fixation par pistoscellement n'est admise que pour des lambourdes en Chêne.
Les solives métalliques sont fixées par pistoscellement, vissage, boulonnage ou par attaches métalliques.
-    Pose sur support ciment ou béton. Sur ce type de support, la fixation par pistoscellement n'est pas permise. Par contre la fixation par vis et chevilles est possible.
Les tolérances de planéité du support sont de 5 mm sur une règle de 2 mètres avec un maximum de 1mm sur 20 centimètres.
- Fixation par collage : Les lambourdes sont fixées directement au sol ou par l'intermédiaire de cales si le nivellement est nécessaire. Lambourdes et cales sont encollées sur toute leur surface.
- Fixation au ciment ou au plâtre : Les rives des lambourdes doivent être lardées de pointes et le scellement doit être fait sur toute leur longueur et de chaque côté par un relevé enforme de solin.
La fixation par scellement, surtout employée en rénovation, apporte beaucoup d'eau. Il est donc recommandé de laisser un délai de séchage suffisant avant d'entreprendre la pose du parquet.
Il convient de penser à pratiquer sur la face inférieure des lambourdes, les découpes nécessaires au passage des canalisations et câbleries.
 
Le double lambourdage
Il est utilisé dans certains cas, pour rattraper une réservation importante ou pour adapter le sens de pose du plancher. Les lambourdes des deux lits sont placées au même entraxe de pose.
Mise en œuvre des lambourdes.
Tracer leurs emplacements avec un cordeau à poudre, pour l'ensemble de la pièce. Il convient de repérer et de démarrer au point le plus haut qui servira de repère. Caler parfaitement et fixer de niveau la première lambourde. Les lambourdes placées le long des murs, sont positionnées en laissant un jeu de 20 mm.
Pratiquer de la même manière pour caler et fixer de niveau les deux lambourdes de bordure, de telle sorte qu'elles soient parfaitement alignées avec la lambourde de référence. Vérifier l'alignement et le niveau en plaçant une règle perpendiculairement aux solives et en la déplaçant en plusieurs points.
Poser et fixer les lambourdes intermédiaires en les calant de telle sorte qu'elles viennent en contact avec le dessous de la règle. Les lambourdes sont posées en décalant les joints d'une rangée à l'autre. Les cales peuvent être en bois dur feuillu, résineux ou en contreplaqué, elles doivent pouvoir être fixées de manière efficace et durable. Le calage ne doit pas être composé de plus de trois éléments superposés.
 
Les lames à parquet.
Pour une pose clouée, elles doivent être en bois massif. Les épaisseurs courantes sont 16, 21 ou 23 mm et les largeurs comprises le plus souvent entre 70 et 190 mm. Les lames larges sont déconseillées dans les locaux présentant un risque de variation importante d'humidité.
Le principal critère de choix d'un parquet est l'usage qui en sera fait et qui dépend du local et de la fréquence de passage. Il convient également de prendre en compte la situation du parquet et par exemple de ne pas choisir une essence tendre pour une pièce donnant directement sur l'extérieur, afin d'éviter les risques de rayures et autres dégradations dues à l'apport de sable et gravillons sous les chaussures.
Il convient donc de se rapprocher du tableau (voir n° précédent) pour effectuer les choix de l'essence de bois en fonction de sa dureté. On peut y ajouter les essences de bois très durs de classe D comme : Le Cabreura, le Doussié, l'Ipé, le Jatoba, le Merbau, le Wengé, l'Angélique, le Bubinga, l'ébène, l'Olivier, le Cumaru, le Sucupira.
Le choix de l'essence est également fonction de l'esthétique recherchée. Il existe une grande variété de teintes entre les essences de bois, allant des bois très clairs comme le hêtre aux bois très foncés comme le Merbau.
Un bois clair agrandit la pièce alors qu'un bois foncé tant à la rétrécir.
Il faut également prendre en compte les rayons ultraviolets qui uniformisent et foncent la teinte des bois.
La perspective de la pièce qui reçoit le parquet peut être modifiée en fonction du sens de pose du parquet, de la longueur et de la largeur des lames et du mode de pose.
 
Conseils de mise en œuvre des lames.
N'ouvrir que les paquets nécessaires pour débuter la pose, les autres seront ouverts au fur et à mesure de l'avancement. Il convient de commencer la pose des lames le long d'un mur, le chant rainuré côté mur.
Un jeu de dilatation de huit à dix millimètres doit être ménagé entre les lames et les murs périphériques en plaçant des cales à intervalles réguliers.
Dans le mode de pose de joints à coupe perdue, les joints d'extrémités de lames ne posent pas obligatoirement sur une lambourde, mais ils doivent être décalés de 2 à 300 mm d'une rangée à l'autre.
Dans les autres modes de pose, à coupe de pierre, à bâton rompu ou à point de Hongrie, les joints et coupes de lames doivent reposer sur les lambourdes.
Il convient de prendre le plus grand soin à l'emboîtement des lames qui doivent être posées jointives.
Le plus souvent, l'emploi d'un maillet ou d'un marteau est nécessaire au tassement des lames successives. Afin de ne pas les endommager, il est conseillé d'utiliser une chute de lame comme cale martyr. Taper sur toute la longueur de la lame et en bout.

Lorsque la lame est correctement placée, il faut la clouer sur les solives, à raison d'une pointe par solive.
 
La pointe est enfoncée de biais, dans l'angle de la languette. On parfait l'enfoncement au chasse-pointes.
Le plus souvent, on utilise des pointes tête homme de 50 mm. Certains compagnons conseillent l'utilisation de pointes tête plate. Ce mode de clouage est plus délicat, car il nécessite de chasser correctement la tête du clou dans l'angle de la languette sans la casser. Il présente l'avantage que, contrairement à la pointe tête d'homme qui "fait sa place" dans le bois au bout de quelques années en occasionnant des grincements, la tête plate ne pénètre pas dans le bois et maintient plus fermement les lames sur leurs supports.
La dernière lame est recoupée de largeur si nécessaire, toujours en prévoyant un jeu de huit ou dix millimètres, posée et serrée en faisant levier le long du mur. On a d'autre choix que de la fixer sur le dessus, en prenant soin de la clouer le plus prêt possible du mur, afin que les têtes de clous soient cachées par la plinthe.
Une fois la pose du parquet terminée, ne pas oublier d'ôter les cales de jeu avent de poser les plinthes qui finiront le travail et cacheront les jeux périphériques.
Le parquet brut nécessite un ponçage avec une ponceuse large, en plusieurs passes, avec des abrasifs au grain de plus en plus fin.
Selon le type de support, les plinthes sont clouées, vissées ou chevillées, mais maintenant on utilise fréquemment le mastic colle à la pompe.
IMPORTANT : Laissez le parquet se stabiliser à la température et à l'hygrométrie de la pièce pendant quelques jours (au moins unesemaine), suivant l'époque de pose, avant de procéder à sa finition de surface.
 
Photo : Parqueterie Berrichonne – Chêne grand large
 

Pour le protéger, le parquet en bois massif doit recevoir une finition de surface, mais il peut être préalablement teinté. Traditionnellement, le parquet est ciré, mais il peut également être huilé, verni ou vitrifié.
Dans la mesure ou le choix est fait d'un revêtement filmogène étanche, il conviendra de vérifier la présence d'un pare-vapeur sous le lambourdage ou sous les solives, ou de ventiler la sous-face du parquet, afin que la vapeur d'eau provenant des pièces de l'étage inférieur ne soit piégée dans le bois des lambourdes ou des lames ou même dans l'isolant.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 09:08

Le parquet : Partie III - La pose collée et la pose flottante.

La partie II était consacrée au parquet massif cloué.
Ce second volet de conseils de mise en œuvre est consacré à la pose de parquet collé et à la pose flottante.
Les documents de référence sont :
Pour le parquet collé :Le DTU 51-2 (NF P 63-202-1)
Pour le parquet en pose flottante : Le DTU 51-11 (NF P 63-204-1 et 2)
 
Nous avons vu dans la première partie, que le choix d'un parquet dépend beaucoup de la nature du support sur lequel il sera posé.
Rappelons simplement les types de supports adaptés pour :
Le parquet collé - Chape béton, panneaux dérivés du bois pour milieu humide (panneaux de particules P5, P7 ou CTBH, Contreplaqué 2S, 3S ou CTBX, OSB 3 ou 4) carrelages, pierre ou marbre après abrasion de leur surface.
Le parquet flottant Directement sur une moquette rase, sur une sous-couche pour la plus part des supports.
 
Important.
Il n'est peut-être pas inutile de rappeler ici les règles et conditions essentielles à respecter avant la mise en œuvre, quel que soit le type de pose.
- Le parquet ne doit être posé que lorsque tous les autres travaux de second œuvre sont achevés.
- Le parquet doit être stocké bien à plat, dans son emballage d'origine, quelques jours avant sa pose, dans la pièce de destination.
- Le déballage des paquets s'effectue au moment de la pose et au fur et à mesure des besoins. Toutefois il est conseillé de déballer deux ou trois paquets pour mixer les teintes qui peuvent légèrement varier d'un paquet à l'autre, selon le veinage naturel du bois.
- La température de la pièce doit être comprise entre 15 et 20°. En période froide, dans une construction neuve ou en cas de sol chauffant, un préchauffage est nécessaire, mais le chauffage doit être éteint 48 heures avant la pose.
- Respecter scrupuleusement les humidités d'équilibre entre la pièce et le bois. (voir tableau partie I)
- Vérifier attentivement l'état du support qui doit être parfaitement plan, propre, sain et sec (2 à 3%)
- Le support ne doit pas être susceptible d'exposer le parquet à des remontées d'humidité sous quelque forme que ce soit.
- Si le support est un dallage sur terre-plein, il convient de vérifier s'il ne risque pas d'être soumis à des sous-pressions accidentelles et passagères, dues à des remontées de la nappe phréatique.
- Le dallage ne doit présenter en aucun point, une zone s'opposant à l'adhérence de la colle. (parquet collé)
- Le parquet doit être totalement libre de pouvoir faire varier ses dimensions au gré des variations hygrométriques saisonnières. Il convient donc de ménager des jeux périphériques de 8 à 10 mm et de dégager les tuyauteries, poteaux et autres bâtis de portes, pour qu'il ne subsiste aucun point de bridage.
- Chaque pièce doit être indépendante, les seuils jouant le rôle de coupure.
Les découpes.
En fin de rangée, le long d'une cloison, le plus souvent, une découpe est nécessaire, de même que pour épouser la forme irrégulière d'un mur. Relever les côtes de découpe avec soin et vérifier le sens avant de découper. Utiliser une scie à denture fine et couper avec précision.
Avec une scie à main, tracer et découper sur la face visible, (parement) de telle sorte que les petits éclats se situent en sous-face. Avec une scie sauteuse ou une scie circulaire portative, le sciage se fait en remontant, il convient donc de reporter le tracé en sous-face et de découper avec le parement en-dessous.
 - Le parquet collé.
Le démarrage.
Il est important de bien démarrer le chantier, le résultat final en dépend.
Vérifier tout d'abord la géométrie de la pièce, la rectitude et l'équerrage des murs.
Le démarrage doit se faire du côté opposé à la sortie, de telle sorte qu'il ne soit pas nécessaire de marcher sur le parquet fraîchement posé pour sortir de la pièce.
Nous décrivons ici le collage en plein qui est le plus courant. Le collage en cordon est possible, mais elle est réservée aux sols ayant déjà reçu un revêtement collé. La colle se présente en cartouches extrudables, elle est déposée en cordons perpendiculaires aux lames.
 
Pose à coupe de pierre ou à l'anglaise (joints perdus)
S'il est possible de démarrer avec deux murs droits et d'équerres, encoller le support avec la colle prescrite par le fournisseur de parquet, par petites surfaces (1 m²) avec une spatule crantée (4 x 4) en faisant des mouvements de stries.
Appliquer la première lame ou le premier panneau, rainure côté mur, en laissant un jeu d'au moins 8 mm en plaçant une cale entre la lame et le mur.
Si le mur par lequel doit débuter la pose, n'est pas droit, tracer un axe parallèle au mur, avec un cordeau à poudre.
Préparer et emboîter (à blanc, sans colle) trois rangées de lames, sur la longueur du mur. Régler l'ensemble pour qu'il soit parallèle à l'axe tracé, tout en venant en butée sur la partie la plus saillante du mur.
Mesurer l'emplacement où l'espace est le plus important entre le mur et la lame. Avec un compas, ouvert de cette même distance, "traîner" les lames à la forme du mur.
Déboîter les lames et découper à la scie sauteuse suivant le tracé effectué. (effectuer la découpe dans une autre pièce pour éviter les sciures) Encoller le support et appliquer la première rangée de lames en ayant soin de laisser un jeu au moyen d'une cale. (le profil de découpe doit parfaitement suivre le profil du mur)
 
Pose à bâton rompu ou à point de Hongrie.
Le démarrage se fait au centre de la pièce, déterminé par les diagonales. (ce type de démarrage est également adapté au parquet en dalles)
Prendre le plus grand soin pour tracer les deux axes perpendiculaires avec un cordeau à poudre.
La pose débutera à la croisée des axes, dans le premier quart gauche en entrant dans la pièce et se poursuivra du centre de la pièce vers les murs, en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, de telle sorte qu'elle se termine par le dernier quart à droite de l'entrée et qu'il ne soit pas nécessaire de marcher sur le parquet fraîchement encollé pour sortir.
Encoller le support avec la colle prescrite par le fournisseur de parquet, par petites surfaces (1 m²) avec une spatule crantée (4 x 4) en faisant des mouvements de stries.
Appliquer la première lame ou le premier panneau, le long de l'axe de pose.
 
La pose.
La pose des trois premières rangées de lames ou des quatre premières dalles ou assemblages de lames lorsqu'il s'agit de pose à bâton rompu ou à point de Hongrie, est essentielle.
Il convient donc de les positionner parfaitement, de les presser fortement pour une bonne adhérence et de les emboîter de telle sorte qu'il n'y ait aucun jeu entre les éléments.
Laisser sécher une heure environ ces premiers éléments du parquet, qui serviront de base d'appui aux suivants.
Continuer la pose en escalier en faisant légèrement glisser lames ou dalles pour les emboîter dans celles qui sont en place. Tasser à la main ou au besoin tapoter délicatement avec une cale en bois et un marteau.
En pose à coupe perdue, si la longueur des lames est supérieure à 400 mm, les joints de bouts de lames doivent être décalés d'une rangée à l'autre, d'au moins deux fois la largeur de la lame. Lorsque les lames mesurent moins de 400 mm, la distance entre deux joints ne doit pas être inférieure à 100 mm.
Des découpes sont nécessaires en périphérie, pour terminer la pose. Relever des dimensions de la découpe à exécuter en ménageant toujours le jeu de 10 mm entre le dernier rang et le mur. Ce jeu permettra en outre de poser la découpe hors assemblage et de la faire glisser pour l'emboîter dans l'élément précédant, en faisant levier avec une chasse adaptée et en prenant des précautions pour ne pas endommager la surface.
Oter les cales et coins dès que les éléments sont en place, sans attendre que la colle soit complètement sèche et avant qu'ils soient inaccessibles, car il sera difficile de les retirer ensuite.
 
Cas particulier de la pose "pont de bateau"
Certains fabricants proposent des parquets type pont de bateau à filet intégré, dans ce cas la pose est identique à la pose de lames classiques. Le plus souvent, ces parquets sont finis, prêts à poser.
Mais, en version brute, les lames présentent un profil d'assemblage différent des lames classiques, pour permettre l'intégration du filet. Le joint mastic spécial est déposé à la pompe, dans la rainure prévue à cet effet, formée par l'assemblage entre les lames.
On utilise le même mastic sur fond de joint mousse, pour combler le jeu périphérique.
Après complet séchage de deux à trois jours, le joint est arasé à la surface du parquet par un couteau ou un cutter.
Le parquet est ensuite poncé en trois passes successives avec des abrasifs de grains de plus en plus fins. (60, 80 et 120) La dernière passe est effectuée dans le sens du fil du bois.
 
Parquet collé sur sol chauffant.
Il s'agit de sol chauffant en technique basse température.
Le séchage naturel du support doit être complété par une mise en température de l'installation de chauffage quelle que soit la saison et son maintien pendant au moins trois semaines avant la pose du parquet. Le chauffage doit être interrompu 48 heures avant la pose. La température de surface du parquet doit être inférieure à 28°.
Attendre une dizaine de jours que le parquet soit parfaitement stabilisé avant la remise en chauffe progressive par paliers de 5°.
 
 
Les parquets en pose flottante.
La pose flottante est la technique la plus récente. Elle consiste à emboîter des éléments de parquets (lames ou dalles) entre eux, en ne collant que les assemblages rainures et languettes. Le parquet n'est pas fixé au sol, il est posé sur une sous-couche et est complètement désolidarisé de son support.
 
Les sous-couches.
Elles assurent la fonction de désolidarisation, facilitent les mouvements relatifs du parquet et en diminuent la sonorité lors de la marche.
La sous-couche ne doit pas être détériorée pendant les opérations de pose, elle doit être peu compressible pour éviter les déformations sous charges localisées comme un pied d'armoire ou de bibliothèque.   
Les films polyéthylène (100 à 200 microns) et les feutres bitumés sont des sous-couches destinées à limiter les échanges d'humidité avec le support.
Les sous-couches acoustiques sont choisies en fonction de leur performance Δ L en association avec le parquet. Cette performance doit être garantie dans le temps, compte tenu des contraintes normales d'usage.
Les sous-couches pour sol chauffant (lorsque le parquet le permet) doivent présenter une résistance thermique R tel que, associée au parquet, l'ensemble ne dépasse pas 0,15 m²°K/W.
 
Préparation.
Effectuer un nettoyage minutieux de la surface, puis, si nécessaire, étaler un film étanche, en recouvrant largement les lés et en faisant des relevés de quelques centimètres sur les murs.
Poser la sous-couche résiliente en respectant les recommandations du fabricant. Les sous-couches en rouleau sont posées bord à bord et maintenues avec un adhésif.
Les sous-couches en panneaux ou dalles rigides sont posées en diagonale, à 45° par rapport au parquet.
 
Le démarrage.
Il est important de bien démarrer le chantier, le résultat final en dépend.
Vérifier tout d'abord la géométrie de la pièce, la rectitude et l'équerrage des murs.
Démarrer la pose dans un angle, parallèlement à la longueur de la pièce, rainure côté mur.
Si le mur n'est pas droit, pratiquer comme indiquer précédemment pour le parquet collé. (voir croquis)
Placer des cales de 8 à 10 mm à intervalles réguliers pour ménager un jeu entre la lame et le mur.
Encoller soigneusement (sans manque) le bord supérieur de la languette avant de l'emboîter dans la rainure de la lame précédente. En pose à joint perdu, commencer la rangée suivante avec la chute de la dernière lame de la rangée précédente. Essuyer le surplus de colle au fur et à mesure, avec une éponge humide.
Pour bien emboîter les lames, utiliser un marteau et une cale en bois pour ne pas abîmer la languette.
Régler et aligner parfaitement les trois premières rangées, vérifier qu'il ne subsiste aucun jeu d'assemblage entre les lames en rives et en bouts. Laisser sécher pendant une heure avant de continuer. Ces trois rangées constituent la base de départ.
 
La pose.
Une fois les premières rangées parfaitement réglées, tassées et collées, continuer la pose rangée par rangée.
Dès qu'une surface suffisante est en place, il sera plus facile de se positionner sur celle-ci, pour travailler en avançant.
En pose à joint perdu, le décalage des joints d'une rangée à l'autre doit être au moins de deux fois la largeur de la lame. En pose à coupe de pierre, les joints en bout des lames doivent être alignés de deux en deux rangées à ± 2 mm. Le décalage d'une rangée à la suivante doit être d'une demi longueur à ± 3 mm.
Lorsqu'il s'agit de dalles, le décalage entre deux angles de dalles juxtaposées, ne doit pas dépasser 2 mm. En tout point et sur une longueur de 2 mètres, ce décalage ne doit pas dépasser 5 mm.
En pose à point de Hongrie, les pointes de lames, de part et d'autre du joint, ne doivent pas être décalés de plus de 3 mm. Dans la pose à bâtons rompus, aucun angle de lame ne doit s'écarter de plus de 5 mm de la ligne joignant deux angles distants de 2 mètres.
 
Des découpes sont nécessaires en périphérie, pour terminer la pose. Relever des dimensions de la découpe à exécuter en ménageant toujours le jeu de 10 mm entre le dernier rang et le mur. Ce jeu permettra en outre de poser la découpe hors assemblage et de la faire glisser pour l'emboîter dans l'élément précédant avec une chasse métallique, en prenant des précautions pour ne pas endommager la surface.
 
 
La pose "cliquée"
Elle est de plus en plus répandue, facile de mise en œuvre, elle ne nécessite pas de colle, mais beaucoup de soin.
Contrairement à la pose collée, le démarrage se fait côté languette (rive et bout) vers le mur. La languette doit être découpée pour respecter le jeu. De la même manière, des cales sont disposées pour le réserver.
Vérifier l'état des assemblages et veiller à ce qu'il n'y subsiste rien qui puisse gêner le parfait emboîtement.
Les formes d'usinages sont différentes d'un fabricant à l'autre, mais le plus souvent, les lames doivent être inclinées pour s'emboîter. Les lames de la première rangée se posent sans difficulté, bout à bout. On débute la seconde rangée par la chute de fin du premier rang en emboîtant la languette dans la rainure.
Les lames suivantes doivent être assemblées à la fois en rive et en bout. La rive est présentée en premier, le bout, le plus prêt possible du précédent. L'emboîtement s'effectue en frappant d'un coup sec, sur l'extrémité opposée de la lame avec un marteau et une cale pour le pas endommager la rainure. Une fois en place, les assemblages ne doivent présenter aucun jeu.
Le mode de mise en œuvre peut varier quelque peu, fonction du fabricant, il convient de lire attentivement ses conseils et prescriptions avant de débuter la pose.
 
Parquet flottant sur sol chauffant.
Il s'agit de sol chauffant en technique basse température.
Sauf autorisation explicite du fabricant, la pose d'un parquet contrecollé à parement bois sur sol chauffant, n'est pas permise.
Lorsqu'elle est permise, il convient de respecter la même procédure que, pour le parquet collé.
 
Cas particulier des revêtements de sol stratifiés.
Il ne s'agit pas de parquet qui sont, eux, composés pour tout ou partie de bois massif, mais bien d'un revêtement de sol. Sa mise en œuvre est similaire à celle du parquet massif posé flottant.
Les lames sont composées d'une âme en panneau de fibres haute densité ou de panneau de particules. La contre-face est plaquée d'un contrebalancement stratifié pare-vapeur. La face parement est plaquée d'un stratifié décor, lui-même revêtu d'un overlay à base de corindon (oxyde d'aluminium très dur), qui assure la résistance à l'usure.
La pose s'effectue à joints collés ou cliqués. Les revêtements de sol stratifiés ne doivent jamais être cloués ou collés sur leur support. Les lames sont généralement d'un format plus grand que les lames de parquet, longueur 1000 à 1200 mm et largeur 160 à 200 mm. Le dessin représente souvent un assemblage de lames de plus petites dimensions. Pour assurer une bonne rigidité, le décalage des joints d'une rangée à l'autre ne doit pas être inférieur à 300 mm.
Au moment de la pose, la température de la pièce doit être comprise entre 15 et 20°, l'humidité comprise entre 40 et 65 %, la ventilation assurée. En période froide, dans une construction neuve ou en cas de sol chauffant, un préchauffage est nécessaire, mais le chauffage doit être éteint 48 heures avant la mise en oeuvre.
Dans le mode de pose à assemblages collés, pour assurer un bon serrage des lames pendant le temps de prise de la colle, il peut être utile d'employer des appareils de serrage à sangle. Une extrémité est placée en bordure de la première rangée et l'autre extrémité se positionne de rangée en rangée, au fur et à mesure de l'avancement. Essuyer le surplus de colle avec une éponge humide.
Après la pose, attendre au moins 3 jours (sans dépasser 8) avant de remettre en chauffe par paliers de 5°.
La pose sur sol chauffant à circulation d'eau chaude est possible, par contre, sauf autorisation explicite du fabricant, la pose sur sol chauffant électrique et sur sol chauffant – réfrigérant est à exclure.
 
 
Les finitions.
La pose de parquet, collé ou flottant, nécessite de laisser des jeux pour le laisser libre de ses mouvements au gré des variations hygrométriques saisonnières. Pour une parfaite finition de l'ouvrage, il est donc nécessaire de camoufler ces jeux.
Au droit des murs et cloisons, la plinthe habille le bas du mur en masquant ce jeu. Les fabricants de parquet fournissent des plinthes profilées dont l'épaisseur varie de 12 à 16 mm. La pose se fait clouée si le support le permet, collée ou clipsée.
Si la pièce est déjà pourvue de plinthes, le jeu sera masqué par un sabot ou quart de rond adapté.
Lorsque c'est possible, les pieds d'huisseries sont partiellement découpés de telle sorte que le parquet passe en-dessous du trait de coupe, en gardant un jeu de quelques millimètres. Lorsque ce n'est pas possible (cas des huisseries métalliques) le jeu est réduit à 2 ou 3 mm et comblé par un mastic approprié de la teinte du parquet.
Différents types de rosaces existent pour masquer le jeu autour des tuyauteries.
Des seuils sont également proposés pour répondre à diverses situations, le seuil de recouvrement pour effectuer la jonction entre deux parquets de même épaisseur, le seuil d'adaptation permet la jonction entre un parquet et un autre revêtement de sol d'épaisseur différente. Ces pièces de raccordement et de finition sont disponibles en support HDF (fibres de bois haute densité) plaqué bois, métallique ou PVC aux teintes bois. Le plus souvent, elles sont posées par clips.
L'entretien d'un parquet dépend de sa finition de surface, mais dans la plus part des cas, pour l'entretien courant, le passage d'une serpillière très légèrement humide suffit.

Toutes les photos illustant  les trois partie de cet article consacré au parquet, proviennent de :
La Parquêterie Berrichonne
2 rue St. Exupéry
36120  ARDENTES
Tél. 02 54 29 19 19
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Published by Boisphile - dans Le Parquet
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