Encoller le support avec la colle prescrite par le fournisseur de parquet, par petites surfaces (1 m²) avec une spatule crantée (4 x 4) en faisant des mouvements de stries.
Appliquer la première lame ou le premier panneau, le long de l'axe de pose.
La pose.
La pose des trois premières rangées de lames ou des quatre premières dalles ou assemblages de lames lorsqu'il s'agit de pose à bâton rompu ou à point de Hongrie, est essentielle.
Il convient donc de les positionner parfaitement, de les presser fortement pour une bonne adhérence et de les emboîter de telle sorte qu'il n'y ait aucun jeu entre les éléments.
Laisser sécher une heure environ ces premiers éléments du parquet, qui serviront de base d'appui aux suivants.
Continuer la pose en escalier en faisant légèrement glisser lames ou dalles pour les emboîter dans celles qui sont en place. Tasser à la main ou au besoin tapoter délicatement avec une cale en bois et un marteau.
En pose à coupe perdue, si la longueur des lames est supérieure à 400 mm, les joints de bouts de lames doivent être décalés d'une rangée à l'autre, d'au moins deux fois la largeur de la lame. Lorsque les lames mesurent moins de 400 mm, la distance entre deux joints ne doit pas être inférieure à 100 mm.
Des découpes sont nécessaires en périphérie, pour terminer la pose. Relever des dimensions de la découpe à exécuter en ménageant toujours le jeu de 10 mm entre le dernier rang et le mur. Ce jeu permettra en outre de poser la découpe hors assemblage et de la faire glisser pour l'emboîter dans l'élément précédant, en faisant levier avec une chasse adaptée et en prenant des précautions pour ne pas endommager la surface.
Oter les cales et coins dès que les éléments sont en place, sans attendre que la colle soit complètement sèche et avant qu'ils soient inaccessibles, car il sera difficile de les retirer ensuite.
Cas particulier de la pose "pont de bateau"
Certains fabricants proposent des parquets type pont de bateau à filet intégré, dans ce cas la pose est identique à la pose de lames classiques. Le plus souvent, ces parquets sont finis, prêts à poser.
Mais, en version brute, les lames présentent un profil d'assemblage différent des lames classiques, pour permettre l'intégration du filet. Le joint mastic spécial est déposé à la pompe, dans la rainure prévue à cet effet, formée par l'assemblage entre les lames.
On utilise le même mastic sur fond de joint mousse, pour combler le jeu périphérique.
Après complet séchage de deux à trois jours, le joint est arasé à la surface du parquet par un couteau ou un cutter.
Le parquet est ensuite poncé en trois passes successives avec des abrasifs de grains de plus en plus fins. (60, 80 et 120) La dernière passe est effectuée dans le sens du fil du bois.
Parquet collé sur sol chauffant.
Il s'agit de sol chauffant en technique basse température.
Le séchage naturel du support doit être complété par une mise en température de l'installation de chauffage quelle que soit la saison et son maintien pendant au moins trois semaines avant la pose du parquet. Le chauffage doit être interrompu 48 heures avant la pose. La température de surface du parquet doit être inférieure à 28°.
Attendre une dizaine de jours que le parquet soit parfaitement stabilisé avant la remise en chauffe progressive par paliers de 5°.
Les parquets en pose flottante.
La pose flottante est la technique la plus récente. Elle consiste à emboîter des éléments de parquets (lames ou dalles) entre eux, en ne collant que les assemblages rainures et languettes. Le parquet n'est pas fixé au sol, il est posé sur une sous-couche et est complètement désolidarisé de son support.
Les sous-couches.
Elles assurent la fonction de désolidarisation, facilitent les mouvements relatifs du parquet et en diminuent la sonorité lors de la marche.
La sous-couche ne doit pas être détériorée pendant les opérations de pose, elle doit être peu compressible pour éviter les déformations sous charges localisées comme un pied d'armoire ou de bibliothèque.
Les films polyéthylène (100 à 200 microns) et les feutres bitumés sont des sous-couches destinées à limiter les échanges d'humidité avec le support.
Les sous-couches acoustiques sont choisies en fonction de leur performance Δ L en association avec le parquet. Cette performance doit être garantie dans le temps, compte tenu des contraintes normales d'usage.
Les sous-couches pour sol chauffant (lorsque le parquet le permet) doivent présenter une résistance thermique R tel que, associée au parquet, l'ensemble ne dépasse pas 0,15 m²°K/W.
Préparation.
Effectuer un nettoyage minutieux de la surface, puis, si nécessaire, étaler un film étanche, en recouvrant largement les lés et en faisant des relevés de quelques centimètres sur les murs.
Poser la sous-couche résiliente en respectant les recommandations du fabricant. Les sous-couches en rouleau sont posées bord à bord et maintenues avec un adhésif.
Les sous-couches en panneaux ou dalles rigides sont posées en diagonale, à 45° par rapport au parquet.
Le démarrage.
Il est important de bien démarrer le chantier, le résultat final en dépend.
Vérifier tout d'abord la géométrie de la pièce, la rectitude et l'équerrage des murs.
Démarrer la pose dans un angle, parallèlement à la longueur de la pièce, rainure côté mur.
Si le mur n'est pas droit, pratiquer comme indiquer précédemment pour le parquet collé. (voir croquis)
Placer des cales de 8 à 10 mm à intervalles réguliers pour ménager un jeu entre la lame et le mur.
Encoller soigneusement (sans manque) le bord supérieur de la languette avant de l'emboîter dans la rainure de la lame précédente. En pose à joint perdu, commencer la rangée suivante avec la chute de la dernière lame de la rangée précédente. Essuyer le surplus de colle au fur et à mesure, avec une éponge humide.
Pour bien emboîter les lames, utiliser un marteau et une cale en bois pour ne pas abîmer la languette.
Régler et aligner parfaitement les trois premières rangées, vérifier qu'il ne subsiste aucun jeu d'assemblage entre les lames en rives et en bouts. Laisser sécher pendant une heure avant de continuer. Ces trois rangées constituent la base de départ.
La pose.
Une fois les premières rangées parfaitement réglées, tassées et collées, continuer la pose rangée par rangée.
Dès qu'une surface suffisante est en place, il sera plus facile de se positionner sur celle-ci, pour travailler en avançant.
En pose à joint perdu, le décalage des joints d'une rangée à l'autre doit être au moins de deux fois la largeur de la lame. En pose à coupe de pierre, les joints en bout des lames doivent être alignés de deux en deux rangées à ± 2 mm. Le décalage d'une rangée à la suivante doit être d'une demi longueur à ± 3 mm.
Lorsqu'il s'agit de dalles, le décalage entre deux angles de dalles juxtaposées, ne doit pas dépasser 2 mm. En tout point et sur une longueur de 2 mètres, ce décalage ne doit pas dépasser 5 mm.
En pose à point de Hongrie, les pointes de lames, de part et d'autre du joint, ne doivent pas être décalés de plus de 3 mm. Dans la pose à bâtons rompus, aucun angle de lame ne doit s'écarter de plus de 5 mm de la ligne joignant deux angles distants de 2 mètres. 
Des découpes sont nécessaires en périphérie, pour terminer la pose. Relever des dimensions de la découpe à exécuter en ménageant toujours le jeu de 10 mm entre le dernier rang et le mur. Ce jeu permettra en outre de poser la découpe hors assemblage et de la faire glisser pour l'emboîter dans l'élément précédant avec une chasse métallique, en prenant des précautions pour ne pas endommager la surface. 
La pose "cliquée"
Elle est de plus en plus répandue, facile de mise en œuvre, elle ne nécessite pas de colle, mais beaucoup de soin.
Contrairement à la pose collée, le démarrage se fait côté languette (rive et bout) vers le mur. La languette doit être découpée pour respecter le jeu. De la même manière, des cales sont disposées pour le réserver.
Vérifier l'état des assemblages et veiller à ce qu'il n'y subsiste rien qui puisse gêner le parfait emboîtement.
Les formes d'usinages sont différentes d'un fabricant à l'autre, mais le plus souvent, les lames doivent être inclinées pour s'emboîter. Les lames de la première rangée se posent sans difficulté, bout à bout. On débute la seconde rangée par la chute de fin du premier rang en emboîtant la languette dans la rainure.
Les lames suivantes doivent être assemblées à la fois en rive et en bout. La rive est présentée en premier, le bout, le plus prêt possible du précédent. L'emboîtement s'effectue en frappant d'un coup sec, sur l'extrémité opposée de la lame avec un marteau et une cale pour le pas endommager la rainure. Une fois en place, les assemblages ne doivent présenter aucun jeu.
Le mode de mise en œuvre peut varier quelque peu, fonction du fabricant, il convient de lire attentivement ses conseils et prescriptions avant de débuter la pose.
Parquet flottant sur sol chauffant.
Il s'agit de sol chauffant en technique basse température.
Sauf autorisation explicite du fabricant, la pose d'un parquet contrecollé à parement bois sur sol chauffant, n'est pas permise.
Lorsqu'elle est permise, il convient de respecter la même procédure que, pour le parquet collé.
Cas particulier des revêtements de sol stratifiés.
Il ne s'agit pas de parquet qui sont, eux, composés pour tout ou partie de bois massif, mais bien d'un revêtement de sol. Sa mise en œuvre est similaire à celle du parquet massif posé flottant.
Les lames sont composées d'une âme en panneau de fibres haute densité ou de panneau de particules. La contre-face est plaquée d'un contrebalancement stratifié pare-vapeur. La face parement est plaquée d'un stratifié décor, lui-même revêtu d'un overlay à base de corindon (oxyde d'aluminium très dur), qui assure la résistance à l'usure.
La pose s'effectue à joints collés ou cliqués. Les revêtements de sol stratifiés ne doivent jamais être cloués ou collés sur leur support. Les lames sont généralement d'un format plus grand que les lames de parquet, longueur 1000 à 1200 mm et largeur 160 à 200 mm. Le dessin représente souvent un assemblage de lames de plus petites dimensions. Pour assurer une bonne rigidité, le décalage des joints d'une rangée à l'autre ne doit pas être inférieur à 300 mm.
Au moment de la pose, la température de la pièce doit être comprise entre 15 et 20°, l'humidité comprise entre 40 et 65 %, la ventilation assurée. En période froide, dans une construction neuve ou en cas de sol chauffant, un préchauffage est nécessaire, mais le chauffage doit être éteint 48 heures avant la mise en oeuvre.
Dans le mode de pose à assemblages collés, pour assurer un bon serrage des lames pendant le temps de prise de la colle, il peut être utile d'employer des appareils de serrage à sangle. Une extrémité est placée en bordure de la première rangée et l'autre extrémité se positionne de rangée en rangée, au fur et à mesure de l'avancement. Essuyer le surplus de colle avec une éponge humide.
Après la pose, attendre au moins 3 jours (sans dépasser 8) avant de remettre en chauffe par paliers de 5°.
La pose sur sol chauffant à circulation d'eau chaude est possible, par contre, sauf autorisation explicite du fabricant, la pose sur sol chauffant électrique et sur sol chauffant – réfrigérant est à exclure.
Les finitions.
La pose de parquet, collé ou flottant, nécessite de laisser des jeux pour le laisser libre de ses mouvements au gré des variations hygrométriques saisonnières. Pour une parfaite finition de l'ouvrage, il est donc nécessaire de camoufler ces jeux.
Au droit des murs et cloisons, la plinthe habille le bas du mur en masquant ce jeu. Les fabricants de parquet fournissent des plinthes profilées dont l'épaisseur varie de 12 à 16 mm. La pose se fait clouée si le support le permet, collée ou clipsée.
Si la pièce est déjà pourvue de plinthes, le jeu sera masqué par un sabot ou quart de rond adapté.
Lorsque c'est possible, les pieds d'huisseries sont partiellement découpés de telle sorte que le parquet passe en-dessous du trait de coupe, en gardant un jeu de quelques millimètres. Lorsque ce n'est pas possible (cas des huisseries métalliques) le jeu est réduit à 2 ou 3 mm et comblé par un mastic approprié de la teinte du parquet.
Différents types de rosaces existent pour masquer le jeu autour des tuyauteries.
Des seuils sont également proposés pour répondre à diverses situations, le seuil de recouvrement pour effectuer la jonction entre deux parquets de même épaisseur, le seuil d'adaptation permet la jonction entre un parquet et un autre revêtement de sol d'épaisseur différente. Ces pièces de raccordement et de finition sont disponibles en support HDF (fibres de bois haute densité) plaqué bois, métallique ou PVC aux teintes bois. Le plus souvent, elles sont posées par clips.
L'entretien d'un parquet dépend de sa finition de surface, mais dans la plus part des cas, pour l'entretien courant, le passage d'une serpillière très légèrement humide suffit.
Toutes les photos illustant les trois partie de cet article consacré au parquet, proviennent de :
La Parquêterie Berrichonne
2 rue St. Exupéry
36120 ARDENTES
Tél. 02 54 29 19 19